Phrase-résumée du livre “Riposter – Abrégé de self-défense” : A travers l’avis d’expert, d’illustrations et de schémas, l’auteur aborde l’aspect combative de la self-défense et de ces éléments immuables.

De Michael Illouz, 2017 (Edition Amphora), 144 pages

Chronique et résumé du livre “Riposter – Abrégé de self-défense”

Michael Illouz a débuté les arts martiaux dès l’âge de 6 ans. Plus tard, il l’intègre une unité des forces spéciales françaises où il apporte son savoir en combat rapproché. Il comptabilise une trentaine d’années d’arts martiaux. 16 ans d’enseignement du Penchak Silat et 20 ans de pratique à l’Académie de Franck Ropers.

Diplômé du Centre National des Sports de la Défense, il forme, aujourd’hui, des unités spécialisées, des sociétés militaires privés ou des personnels exerçants des métiers dans des zones dangereuses. Ainsi, il définit la self-défense (défense personnelle), comme la maîtrise des techniques de combat permettant de faire face à une agression physique. Et concerne trois domaines distincts : l’avant (prévention, anticipation), le pendant (action combative) et l’après (aspect juridique, secourisme).

En préface, tu as droit aux points de vue sur la confrontation physique de l’adjudant Christophe (Opérateur GIGN) et Franck Ropers (Expert en penchak silat – 7e degré et en self-défense).

Partie 1 – Théorie Fonctionnelle du combat

En self-défense, une attaque se déroule en trois parties :

  • Une phase d'analyse : l'agresseur sélectionne sa victime.
  • Une phase de rapprochement.
  • Une phase d'action : l'agression a promptement parlé.

Le combat vu de l’intérieur

En 1960, John Boyd, colonel de l’USAF (US Air Force), a créé le concept de la boucle OODA. Michael Illouz l’a retranscrit dans une situation de combat. Sur des vitesses à l’échelle du millième de secondes, c’est une boucle qui peut recommencer son cycle. La boucle OODA est la suivante :

  • Phase 1 - Observation de l'opposant : sa position dans l'espace, son environnement...
  • Phase 2 - Orientation : elle oriente sa position et son état psychologique.
  • Phase 3 - Décision : à partir des deux précédentes phases, on va agir.
  • Phase 4 - Action : elle correspond à la mise en place de la décision prise.

Ainsi, celui qui prend l’initiative dans l’attaque soumet le défenseur à un processus de réaction à contretemps. Le défenseur a alors peu de chance de réussir à bloquer cette attaque. Mais le défenseur peut s’en sortir en maintenant une bonne distance de sécurité. De plus, une réelle expertise en combat permet d’extraire les données essentielles lors de la confrontation et de choisir la technique adéquate au bon moment.

En outre, il existe deux types de garde. On a la garde passive avec les mains proches du visage et une attitude non-agressive. Et la garde offensive, qui protège le maximum de zones du corps dès le début du combat. Pendant un effort physique, trois fibres énergiques sont sollicitées : les fibres aérobies (endurance), les fibres anaérobies lactiques (course de vitesse) et les fibres anaérobies alactiques (sprint). Nous avons également les fibres musculaires qui sont influencées par la fatigue.

D’après le docteur Gérard Chaput, le stress améliore la prise de décision, accroît la combativité, la résistance à l’effort et à la douleur, et favorise la performance dans l’action. Michael Illouz nous explique qu’il existe trois manières de travailler sur le stress : le savoir-faire (techniques efficientes), le pouvoir-faire (mise en situation) et le vouloir-faire (mise en pratique réelle).

Le combat vu de l’extérieur

Riposter - Abrégé de self-défense
Robert Adrian Hillman

Lors d’un conflit physique, un k.o (perte de connaissance) peut se produire. Il y en de deux types. Le k.o technique met fin en combat en altérant la vision de l’adversaire (yeux), sa respiration (gorge, foie, plexus, estomac) et sa mobilité (genoux et cheville). Le k.o cérébral perturbe le système nerveux et provoque une syncope. Il se réalise en se concentrant sur l’occiput, la base du crâne, la nuque, et le menton.

En ce qui concerne les moyens de les provoquer, tu as les armes naturelles : la main, le coude, le genou et le pied. L’auteur nous dresse ensuite les 9 principes de la self-défense :

  • 1e principe - Poussée constante vers l'avant : oblige l'adversaire à reculer.
  • 2e principe - Etre offensif avant d'être défensif : tu ne dois pas attendre d'être attaqué.
  • 3e principe - Ne pas faire appel : faire un appel, c'est laisser entrevoir les signes de son attaque et donner à l'adversaire les indications pour la mettre en échec.
  • 4e principe - Passer dans le dos : cela évite de s'exposer aux armes naturelles de l'attaquant.
  • 5e principe - Le premier avec le plus : frapper en premier si la menace est identifiée et imminente.
  • 6e principe - De manière générale, éviter les coups de pied : il y a un risque de perte d'équilibre flagrant.
  • 7e principe - Scanner ton environnement : regarder de gauche à droite pour agrandir son champ de vision.
  • 8e principe – Utiliser des spéciaux : c’est un enchaînement de coups automatisé pour saturer l'adversaire.
  • 9e principe - Saturer l'adversaire : frapper jusqu'à ce qu'il se mette en protection pour te dégager sans risques.

Partie 2 – Mise en pratique

Ici, Michael Illouz nous expose des cas de figure de situation de combat, comme des prises d’initiative ou des protocoles de défense face à une frappe adverse. Et ce, à l’aide d’illustrations en image et d’explications détaillées. Pour s’entraîner sans se blesser, tu peux porter des armures de protection Blackman, Redman, High Gear et Predator.

Selon l’expert en analyse des systèmes et stratégies du combat rapproché, Lilian Almeras, il y a plusieurs types de situations d’agressions :

  • Premier cas (entraînement adapté) : agression, riposte, agresseur neutralisé.
  • Deuxième cas (entraînement adapté) : agression, riposte, riposte contrée par l'agresseur, je peux fuir.
  • Troisième cas (entraînement technique et psychologique) : agression, riposte, riposte contrée, impossible de fuir, combat qui dure.

Partie 3 – Mise en pratique avancée

Dans cette partie, Michael Illouz fait une comparaison entre les arts martiaux, les sports de combat et bien sûr la self-défense. Voici les éléments positifs :

  • Sports de combat : adaptation technique, gestion de l'agressivité, condition physique, timing des protections.
  • Arts martiaux : registre technique large.
  • Self-défense : techniques simples.

Et voilà les éléments négatifs :

  • Sports de combat : accoutumance au scénario de duel.
  • Arts martiaux : registre technique complexe, apprentissage ancestral.
  • Self-défense : impossibilité d'évaluer son application dans une situation d'affrontement véritable.

Pour Daniel Lonero, instructeur d’arts martiaux (15 ans), la self-défense suppose l’anticipation de l’agression, l’étude et l’analyse contextuelle et sociale (religion, ethnie, migration…).

Conclusion de “Riposter – Abrégé de self-défense

Personnellement, j’ai pratiqué la self-défense pendant 3 ans. J’y ai appris des techniques accessibles à tout le monde et d’une efficacité évidente. Cet enseignement m’a développé personnellement. En effet, je suis davantage observateur de mon environnement. Mes réflexes ont considérablement augmenté. Et mentalement, j’ai une meilleure confiance en moi.

Cela dit, je peux ne pas être serein face à une situation nouvelle ou difficile. Ou alors douté de ma réaction lors d’une agression éventuelle. Tout cela humain ! Finalement, l’apprentissage de la self-défense est un outil très utile pour toutes les personnes ayant le désir de savoir se défendre. Et ce livre présenté plus haut, te le montre bien.

Ainsi, Michael Illouz se concentre sur le combat en lui-même (le k.o, boucle OODA) et notre attitude face au combat (la garde, la gestion du stress, les déplacements…). Et par la relation entre sports de combat, arts martiaux, et self-défense, il t’aide à faire ton choix quant à la discipline qui correspond le plus à ta personnalité et à tes aspirations. 😉

Points forts :

  • Livre à la fois théorique et pratique (utile pour les débutants).
  • Contenu argumenté : illustrations en images, avis d'expert, schémas explicatifs.
  • Comparaison intéressante entre les sports de combat, les arts martiaux et la self-défense.

Point faible :

  • Livre au contenu riche mais très court (144 pages).

Ma note est de 5/5

Riposter - Abrégé de self-défense
gn illustrator

Visite Amazon afin de lire plus de commentaires sur le livre “Riposter – Abrégé de self-défense”.

Visite Amazon et achète “Riposter – Abrégé de self-défense”.

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *